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La Ruche de Lugaxelm

La Ruche de Lugaxelm

Apiculteur en ruche Warré. www.facebook.com/laruche.delugaxem www.facebook.com/labeille.marcquoise


Hécatombe dans le Nord - Pas-de-Calais : ça continue !

Publié par Lugaxelm sur 6 Avril 2015, 14:55pm

Et ça continue, bientôt plus d'apiculteurs amateurs dans le Nord - Pas-de-Calais, ils sont où les services vétérinaires, les élus ? C'est écœurant cet abandon ! Il s'est passé quelque chose en fin d'année 2014 dans notre région !

Dans les ruches d’Yves Hannebicq, environ 150000 abeilles devraient bourdonner. Mais elles sont toutes mortes. Une hécatombe encore inexpliquée qui inquiète l’apiculteur. Alertée, la direction départementale de la protection des populations va ouvrir une enquête pour essayer d’en déterminer les causes.

En hiver, les abeilles ne mettent pas une aile dehors. Elles se serrent autour de la reine pour la protéger du froid. Aux premiers beaux jours, elles sortent dare-dare dégourdir leurs petits corps et butiner. Mais autour de ses dix ruches, Yves Hannebicq n’a observé aucune activité. Inquiet, il les a ouvertes. À l’intérieur, des cadres aux alvéoles encore pleines de miel et quelques cadavres. Aucune abeille en vie. « J’ai été quelques nuits sans dormir… » Le bourdon.



Aucun autre cas n’a été signalé dans le Pas-de-Calais



Trente ans qu’il élève des abeilles, par passion. Son miel : « La fierté d’offrir un pot à chacun des enfants et petits-enfants, d’en offrir quand on est invité chez quelqu’un. » De poursuivre une tradition familiale née avec Marcel Hannebicq, son oncle, boucher de profession. « Ses abeilles, c’était sacré… », se souviennent Yves et sa femme, les yeux pétillants d’anecdotes savoureuses. C’est Marcel qui a piqué Yves. Et Jacky, un autre apiculteur amateur, venu se rendre compte. « Ça arrive que l’on perde une ruche ou deux avec l’hiver », mais dix ruches, 150 000 abeilles, ni l’un, ni l’autre n’ont jamais vu ça.



« J’ai peut-être mal fait quelque chose »



À la fin de la semaine, Yves Hannebicq était le seul apiculteur du Pas-de-Calais à avoir alerté la direction départementale de la protection des populations. Dans le Nord, il y a au moins un autre exemple d’hécatombe. « La question qui se pose c’est est-ce à cause des pesticides ? Après peut-être que j’ai fait quelque chose mal. Mais je ne vois pas, j’ai rien changé et franchement, je m’étais dit que ça allait être une bonne récolte. Les essaims étaient beaux, je les ai bien nourris… » La troisième hypothèse est celle d’une attaque d’acariens.



« Si c’est à cause de pesticides, ne rien dire, c’est risquer d’infester tout le monde »



Mais le Busnois penche pour la première. Comme dans les ruches il a trouvé peu de cadavres, il pense que la plupart des abeilles se sont empoisonnées en butinant quelque chose à l’automne. Les autres, plus assez nombreuses, auraient succombé à l’hiver. « Je ne veux pas accabler les agriculteurs, je sais qu’ils sont soumis à des contraintes, mais ne pas bouger c’est risquer d’infester tout le monde. » Le signaler déclenche une enquête sanitaire. Elle dira si les craintes d’Yves Hannebicq sont fondées ou non. Et quelles mesures prendre pour que cela ne se reproduise pas.



Pas sûr qu’il puisse récolter du miel cette année. Même s’il espère récupérer un essaim (à l’achat, c’est dans les 150 €…) assez vite. Pour ses fruits (les abeilles les pollinisent et chassent les nuisibles, ce qui les rend meilleurs et plus jolis). Et parce que « ça manque ». Au couple et à la nature.

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